Numéro 3 - Novembre 2010

A LA UNE

Réhabilitation du quartier de la gare : les habitants ont la parole !

A LA UNE
Le 6 octobre, le maire de Perpignan, présentait à la population venue nombreuse (près de 200 personnes), le projet de réhabilitation du quartier de la gare, retenu par l’Etat dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD).

Le Maire rappelait que Perpignan a choisi ce quartier pour mener une opération exemplaire de requalification « durable » à plus d’un titre ; concentrant à la fois : des objectifs d’économie d’énergie, de mixité sociale, de dynamisme économique…  mais aussi de gouvernance, en associant activement, les habitants au devenir de ce quartier.

Il y avait donc foule à l’annexe mairie du quartier de la Gare pour le lancement de la concertation publique de cette opération. Jean-Marc Pujol a rappelé les contours du périmètre retenu par décret, délimité par l’avenue de Grande-Bretagne, le cours Lazare-Escarguel, les quais de la basse et la gare. Il a ensuite présenté les orientations et les axes d’intervention proposés par la mairie et soumis à la concertation : 

  • lutter contre l’habitat insalubre et dégradé en aménageant des îlots complets ;
  • renforcer la mixité sociale par : la réalisation de logements à loyer modérés, des aides et un accompagnant des propriétaires occupants et bailleurs pour la réhabilitation du parc privé ;
  • aménager des espaces et équipements publics de quartier ;
  • Inciter au réinvestissement commercial ;
  • Réduire la consommation énergétique et améliorer la qualité thermique des bâtiments constitueront enfin, un axe majeur de ce programme.

La question des équipements publics et du devenir de l’école Jean-Jacques Rousseau a aussi été débattu. Sera-t-elle rénovée in situ, déplacée à proximité de la place de Belgique ? L’avenir de l’avenue Général de Gaulle, vitrine de la ville au sortir de la future gare TGV, les transports en commun, les plantations ont également suscité débats et propositions.

Deux heures durant, les habitants ont ainsi pu exprimer leur intérêt, leurs attentes et donner leur avis auprès des élus à l’écoute. D'autres réunions seront organisées d’ici la fin de l’année,  afin de valider les éléments constitutifs du dossier, qui feront  l’objet d’une contractualisation, avec les principaux partenaires financiers de l’opération (Etat, ANAH, ANRU), début 2011, pour une durée de 7 ans.

Privilégier les produits locaux et Bio dans la restauration scolaire : le SIST Perpignan Méditerranée s’engage auprès des villes !

Privilégier les produits locaux et Bio dans la restauration scolaires : le SIST Perpignan méditerranée s’engage auprès des villes !
Le SIST Perpignan Méditerranée est le syndicat intercommunal qui gère la restauration et le transport scolaire sur 17 communes de l’Agglo. Ainsi, dans le cadre du Grenelle 2015, ce partenaire des communes s’est engagé à développer les produits locaux et bio dans l’alimentation des cantines scolaires, crèches et centres de loisirs. L’objectif à terme est d’atteindre 100% d’approvisionnement local et 20% de produits Bio.

L’opération se fait de manière progressive et concerne dans un premier temps les fruits et légumes afin de permettre au marché local de s’adapter car les volumes nécessaires sont conséquents : en moyenne 7500 repas, quatre jours par semaine et environ 1500 repas les mercredis et durant les congés sont servis par le SIST Perpignan Méditerranée !

Preuve que cela fonctionne, en septembre, sur les 25 tonnes de fruits et légumes nécessaires pour confectionner les repas des enfants, 64% provenait déjà de l’agriculture locale.

Pour renforcer encore cette action, le SIST a introduit cette année, dans son marché public, une obligation de tenir compte de la saisonnalité. Cette clause devrait ainsi permettre d’augmenter la part de l’approvisionnement en produits locaux et de sensibiliser les enfants aux saisons en associant les mois et les produits.

L'enjeu de cette action est primordial et multiple :

  • agir pour améliorer la santé publique : en favorisant la consommation de fruits et légumes qui ont un effet bénéfique sur la santé, développer le goût et le plaisir de bien manger en favorisant les produits de saison et à maturité ;
  • maintenir la pérennité économique d'un secteur essentiel de notre économie locale à travers le développement d'un marché de proximité ;
  • et préserver notre environnement, en évitant le développement des friches agricoles d'une part, et en réduisant les temps de transport, d'autre part.
    Les terroirs de l'agglomération perpignanaise offrent l'opportunité de produire à proximité immédiate des consommateurs des denrées, notamment fruits et légumes, dont le coût carbone est réduit. Moins de transport, c'est moins de pollution et des économies d'énergies !

"Un fruit pour la récré", concilie également impératif de santé public et soutien à l'agriculture locale.

FRUIT RECRE

L’objectif est d’accompagner les jeunes dans la découverte des fruits et légumes, de leur faire découvrir le goût, le plaisir des fruits et ainsi de contribuer durablement à modifier leurs habitudes alimentaires. Cette opération, initiée par le Ministère de l'agriculture et de la pêche a démarré dans les écoles maternelles de Perpignan, en septembre 2008 et s'est développée progressivement, pour aujourd’hui concerner 50 écoles, réparties sur 13 communes de l'Agglomération.

Sur l’année scolaire 2009/2010 : 195 000 enfants ont ainsi été initiés, un jour par semaine à la découverte et au goût des fruits frais et 12 tonnes de fruits distribuées dont la quasi totalité est issue de l'agriculture biologique (80%), le complément étant constitué de 18 % de fruits locaux et 2% de fruits exotiques.

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas !

programme local prévention des déchets
L'agglo vient de signer un accord d'objectif sur 5 ans afin de réduire les déchets à la source.

En 40 ans les quantités de déchets ont plus que doublé. En 2010, le budget de fonctionnement consacré par l'Agglo au traitement des déchets est de 35 millions d'euros.

L’agglomération, déjà en pointe dans le traitement "durable" des déchets a signé un accord-cadre avec l’Ademe : le programme local de prévention des déchets. Objectif : réduire d'au moins 7 % la production d’ordures ménagères d’ici 5 ans.

La prévention de la production des déchets répond à deux grands objectifs :

  1. réduire les impacts sur l’environnement et la santé liés au transport et au traitement des déchets ;
  2. préserver les ressources naturelles, matières premières et énergie, nécessaires à la fabrication des produits.

L'idée maîtresse est d'envisager des alternatives permettant de satisfaire les besoins du consommateur tout en générant moins de déchets.

Quelques exemples d’actions qui pouvant être menées :

  • promotion des produits générant moins de déchets (comme les recharges, les grands formats, les produits concentrés...) ;
  • formation au compostage domestique ;
  • incitation à la consommation de l'eau du robinet, récupération des textiles pour leur donner une seconde vie...

LE GRENELLE 2015, en BREF !

ESPACES ET RESSOURCES NATURELLES

Les derniers quartiers de Perpignan bientôt équipés pour la collecte sélective.

En ce moment et jusqu’à la fin de l’année, les équipes de l’agglo livrent les derniers quartiers de Perpignan en bacs jaunes pour le tri sélectif. Ainsi, les quartiers : des remparts, Saint-Martin, une partie du quartier du moyen Vernet et du Bas Vernet… font partie des secteurs qui seront équipés avant la fin décembre 2010.
 

MOBILITE

Perpignan étend les zones 30 km/h, pour un mieux vivre ensemble !

Dans le cadre du programme Grenelle 2015, la Ville de Perpignan a choisi d’étendre progressivement les zones 30 km/h. L’extension a démarré en début d’année 2010 et se poursuit sur de nouveaux secteurs. D'ici la fin de l'année seront en zone 30 km/h :

  •  Le centre ville, toutes les rues situées à l’intérieur du périmètre délimité par les grands boulevards : Jean Bourrat, Aristide Briand, Félix Mercader, Pyrénées et Georges Clémenceau ;
  • Les lotissements Catalunya et Porte d'Espagne ; une partie des quartiers : Parc Ducup, les Platanes, Saint-Assiscle et Clos-Banet (dans les lotissements Mas Vermeil et Saint-Julien).

A travers le développement des zones 30, Perpignan entend promouvoir un usage partagé de l’espace public.
Autrement dit, il s’agit de favoriser la cohabitation des usagers (vélos, piétons, voitures) en abaissant la vitesse de circulation des véhicules et de définir des espaces dans lesquels tous les modes de déplacement ont droit de cité. Sans pour autant éliminer la circulation automobile, avec laquelle, l’objectif est de cohabiter plus harmonieusement.

Modérer la vitesse en ville permet de diminuer le risque et la gravité des accidents et donc de sécuriser l’ensemble des déplacements et plus particulièrement, ceux des plus vulnérables (vélos et piétons). C’est aussi plus de tranquillité et moins de nuisances pour les habitants.  Bref, des quartiers plus agréables à vivre, moins stressants, moins bruyants, plus attractifs et favorables en conséquence à l’épanouissement de la vie locale et au développement du commerce de proximité. 

AUTRES INITIATIVES SUR L'AGGLO

Toitures solaires de Saint-Charles : la moitié des bâtiments déjà équipée.

Vous avez certainement déjà entendu parler de ce projet, car il a été largement médiatisé.
Et pour cause, il s’agit de la plus importante centrale solaire photovoltaïque intégrée en toiture du monde.

Quelques chiffres : 77 000 m2 de toitures, 72 propriétaires, 95 000 tuiles solaires, 3 200 tonnes de CO2 évitées par an.  

Mais, depuis l’annonce du projet, avec la venue de Jean-Louis Borloo en septembre 2008, où en est-on aujourd’hui ?
Les travaux ont démarré en mai 2009. Aujourd'hui, 4 bâtiments sont équipés. Ils produisent 4 500 mégawatts/heure/an d’électricité et 3 autres bâtiments sont en chantier. A terme ce sont 11 bâtiments qui seront équipés de toitures photovoltaïques et produiront plus de 10 000 mégawatts/heure/an d’électricité soit l’équivalent de 10% de la consommation électrique de la Ville de Perpignan.

Cette centrale solaire n'est toutefois que la première étape d'un projet encore plus ambitieux : une extension d'environ 85 000 m2 supplémentaires, sur le pôle économique Saint-Charles est en cours et a déjà obtenu les autorisations de construction.

RETROSPECTIVE

La semaine du goût en octobre : une semaine ludique pour apprendre à bien manger, découvrir des saveurs, des goûts différents, tout en s'amusant.

600 enfants, de la crèche jusqu'au primaire, ont participé à des animations proposées autour des saveurs, du goût et de la saisonnalité. Dans le même temps, les restaurants scolaires faisaient découvrir les saveurs des tropiques à plus de 6000 enfants.

Comité de rédaction : Dominique Schemla, Joëlle Anglade, Gilles Foxonnet, Xavier Hémeury, Jean-Michel Ferry, Philippe Maréchaux, Sandrine Cottineau, Jean-Michel Bringé
Photos : Service photo Ville de Perpignan et SIST Perpignan Méditerranée