Réhabilitation du quartier de la gare : les habitants ont la parole !
Le 6 octobre, le maire de Perpignan, présentait à la population venue nombreuse (près de 200 personnes), le projet de réhabilitation du quartier de la gare, retenu par l’Etat dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD).
Le Maire rappelait que Perpignan a choisi ce quartier pour mener une opération exemplaire de requalification « durable » à plus d’un titre ; concentrant à la fois : des objectifs d’économie d’énergie, de mixité sociale, de dynamisme économique… mais aussi de gouvernance, en associant activement, les habitants au devenir de ce quartier.
Il y avait donc foule à l’annexe mairie du quartier de la Gare pour le lancement de la concertation publique de cette opération. Jean-Marc Pujol a rappelé les contours du périmètre retenu par décret, délimité par l’avenue de Grande-Bretagne, le cours Lazare-Escarguel, les quais de la basse et la gare. Il a ensuite présenté les orientations et les axes d’intervention proposés par la mairie et soumis à la concertation :
- lutter contre l’habitat insalubre et dégradé en aménageant des îlots complets ;
- renforcer la mixité sociale par : la réalisation de logements à loyer modérés, des aides et un accompagnant des propriétaires occupants et bailleurs pour la réhabilitation du parc privé ;
- aménager des espaces et équipements publics de quartier ;
- Inciter au réinvestissement commercial ;
- Réduire la consommation énergétique et améliorer la qualité thermique des bâtiments constitueront enfin, un axe majeur de ce programme.
La question des équipements publics et du devenir de l’école Jean-Jacques Rousseau a aussi été débattu. Sera-t-elle rénovée in situ, déplacée à proximité de la place de Belgique ? L’avenir de l’avenue Général de Gaulle, vitrine de la ville au sortir de la future gare TGV, les transports en commun, les plantations ont également suscité débats et propositions.
Deux heures durant, les habitants ont ainsi pu exprimer leur intérêt, leurs attentes et donner leur avis auprès des élus à l’écoute. D'autres réunions seront organisées d’ici la fin de l’année, afin de valider les éléments constitutifs du dossier, qui feront l’objet d’une contractualisation, avec les principaux partenaires financiers de l’opération (Etat, ANAH, ANRU), début 2011, pour une durée de 7 ans.


