Numéro 5 - Janvier 2011

Voeux du Président, des Maires et élus de l'Agglo !

Voeux

Jean-Paul Alduy, Président de Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération, 1er Adjoint au Maire de Perpignan, chargé du développement durable, Sénateur des P.O.

Jean-Marc Pujol, Maire de Perpignan,

L’ensemble des Maires et des élus de l’Agglomération et de la Ville de perpignan 


Vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2011.

Avec un souhait particulier : que 2011 voit se concrétiser toujours plus d’initiatives en matière de développement durable !

Chaque mois, la gazette du grenelle a pour objectif de vous informer de l’avancée des actions du Grenelle 2015, mais aussi de valoriser, toutes les initiatives publiques, comme privées qui font écho à cette démarche.
Les initiatives en faveur du respect de notre environnement, mais pas seulement !

Faire du développement durable c’est  assurer un avenir plus durable pour tous ! Cela suppose, au delà du respect de notre environnement, de conserver une économie prospère mais responsable, de renforcer la cohésion sociale et de faire évoluer les comportements dans le sens d’une amélioration de la qualité de vie !

Tous nos voeux, donc, les plus «durables» pour cette nouvelle année 2011 !

Vous pourrez également, grâce au lien qui se trouve en fin de mail, retrouver tous les  numéros de la Gazette du Grenelle et vous inscrire en ligne sur le site internet afin de recevoir les prochaines éditions.

A LA UNE

Perpignan met en place une police de l’environnement pour veiller au respect de la propreté de la ville et de notre environnement.

A LA UNE
L’action principale de ces agents de terrain consiste avant tout à faire de la pédagogie et de la prévention. Un simple rappel au civisme étant souvent suffisant. Mais ne vous y trompez pas, ces derniers peuvent aussi, si besoin, dresser des procès verbaux. L’amende pouvant aller jusqu’à 460 €. Un volet répressif de leur mission, que ces nouveaux policiers n’ont pas encore eu besoin de mettre en œuvre. Six mois après la création de cette nouvelle police de l’environnement, l’occasion est donc de faire un premier bilan.

Cette nouvelle police dédiée au respect de la propreté de la ville et de notre environnement est composée de 10 agents de terrain et d’un encadrement. Deux agents viendront renforcer prochainement l’équipe afin d'étendre les périodes d’intervention, notamment le samedi.

Leur travail est organisé par secteur : deux agents par quartier. Les agents effectuent des patrouilles, relèvent les irrégularités, expliquent et font de la prévention. Lorsqu’il n’y a pas de flagrants délits, ils enquêtent afin de pouvoir identifier les auteurs des incivilités et sensibiliser les personnes concernées. Ils interviennent également sur signalement des mairies de quartier, des agents de propreté et à la demande des habitants (numéro vert Allo Propreté). Prochainement, ils seront équipés de GPS afin d’améliorer la localisation des incivilités et la réactivité d’intervention.

« Au-delà des nuisances visuelles, qui fait dire aux perpignanais que leur ville est sale, c’est bien l’image que nous donnons de notre ville et de notre qualité de vie dont il est question, sans parler d’éventuels danger ou de  l’impact sur l’environnement », rappelle le Maire Jean-Marc Pujol. 
A titre d’information, un chewing-gum met : 5 ans à se dégrader dans la nature ; les filtres de cigarette : 1 à 2 ans ; un sac plastique : 400 ans ! 

Du côté de la Ville, on s’attèle à la tâche : avec la réorganisation du service et la mise en place d’un vaste plan d’actions propreté. Aujourd’hui, la division propreté représente : 165 agents de terrain, mobilisés  7jours/7, 365 jours par an, avec des équipes « sur le pont », dès 5h du matin.

Et le Maire d’ajouter : « La police de l’environnement a un rôle important à jouer, celui de faire évoluer les comportements. Car en matière de propreté, tout le monde a sa part de responsabilité ».
L’habitant pressé qui ne prend pas le temps de déposer son sac dans le container, celui qui sort son chien mais ne fait pas l’effort de ramasser les déjections déposées au milieu du trottoir, par son compagnon à 4 pattes, celui qui, au sortir du Fast-food, jette ses déchets alors qu’il y a une poubelle à quelque mètres…

Depuis le mois de juin 2010, la police de l’environnement a ainsi repéré 1500 infractions qui ont donné lieu à une enquête. Et cela fonctionne ! Au-delà de la surprise de se voir interpeller par cette nouvelle police, l’accueil de la population est plutôt positif. La plupart des infractions relevant le plus souvent, d’une méconnaissance, de la simple négligence ou de mauvaises habitudes. Une simple information, un rappel à l’ordre et l’incivilité est réparée !
Et pour s’assurer que le message est bien passé, les agents effectuent un suivi des interventions. Les récidivistes s’exposant alors à des sanctions. Même si la Ville préfère dans un premier temps, jouer la carte de la pédagogie et accompagner les perpignanais vers un changement de comportement.

 

AUTRES INITIATIVES SUR L'AGGLO

A.N.D.E.S. : quand un réseau national d’épiceries solidaires fait rimer social, protection de l’environnement et économie, l’initiative est plus que durable !

AUTRES INITIATIVES SUR L'AGGLO
Le développement n’est durable que s’il concilie de façon équitable : écologie, économie et social ! C’est ce que fait aujourd’hui l’association A.N.D.E.S., sur le Marché Saint Charles à Perpignan : non seulement elle permet de réduire les tonnages de déchets qui sont envoyés à l’incinération, mais elle a aussi un rôle social et économique en répondant à de nouveaux marchés. Explications :

L’Association Nationale de Développement des Épiceries Solidaires (A.N.D.E.S.), créée en 2000, est l’un des principaux réseaux d’aide alimentaire en France. Elle soutient le développement des épiceries solidaires et associations caritatives. Depuis 2008, l’association a étendu son champ d’action à l’Insertion par l’Activité Economique et à la lutte contre le gaspillage alimentaire et mis en place des "chantiers d'insertion" au sein des marchés de gros. 

Le premier site a été lancé sur le MIN de Rungis en avril 2008, le 2e site "La Cistella de Marianne" à Perpignan en septembre 2009, sur l’initiative de Saint-Charles. Et le développement se poursuit rapidement : un 3e site à Marseille et un 4e en projet à Lille. La demande est là et les produits aussi. Il suffisait juste d’un maillon pour valoriser tout cela !

« L’association récupère les refus de marchandise : fruits et légumes trop mûrs ou dont l’aspect ou la forme ne correspond pas à des "standards marketing", bref des produits propres à la consommation mais non commercialisables » comme l'explique, le directeur de la structure, Monsieur Ladislas Hugon de Scoeux.
Le personnel effectue un tri :
• les produits non commercialisables sont envoyés vers une plate-forme pour être valorisés sous forme de compostage.
• les autres sont reconditionnés et livrés aux associations et réseaux d’aide alimentaire (Restos du Cœur, Secours Populaire…) pour aider des personnes en difficulté.

Ainsi, en un an d’existence, La Cistella de Marianne à Perpignan a permis de détourner de la filière d’incinération : 900 tonnes de fruits et légumes. Sur ce total, 30%, soit 341 tonnes, ont été valorisées et distribuées dans 8 départements limitrophes de Perpignan.

Enfin, l’autre aspect positif de la démarche est que La Cistella de Marianne est aussi un chantier d’insertion. Elle a pour objectif de remettre sur le marché du travail des personnes dont la situation professionnelle était jusque là précaire. Ainsi, 12 salariés en insertion travaillent sur le chantier, encadrés par 3 permanents. L’association les aide à construire un projet professionnel, leur propose des ateliers de mise en situation et des formations.

Depuis sa création, « La Cistella de Marianne » à Perpignan a ainsi accueilli 19 salariés, dont 9 sont aujourd’hui réinsérés sur le marché du travail.

L’association a aussi des projets de développement : une unité de transformation devrait ouvrir à la fin du premier trimestre. Cette nouvelle filière permettra de transformer les fruits et légumes trop mûrs pour être commercialisés mais, qui peuvent être valorisés sous une autre forme : soupes, jus de fruits, confiture.

Cette association, subventionnée par l’Etat, des collectivités et des fondations d’entreprises ne manque donc pas d’idées et de dynamisme !

LE GRENELLE 2015, EN BREF

UN PLAN DE PREVENTION DU BRUIT POUR L'AGGLOMERATION !

Deux français sur trois déclarent être personnellement gênés par le bruit à leur domicile. Pour 54% d’entre eux, les transports sous toutes leurs formes représentent la principale source de nuisances sonores.

Perpignan Méditerranée s’engage donc, dans la lutte contre le bruit et va réaliser d’ici juin 2012 une cartographie du bruit du territoire afin d’identifier les zones les plus exposées, globalement issu de l’activité économique : circulation, autres modes de transport, usines. Les bruits qualifiés de bruits de voisinage (discothèque, piste de skateboard…) n'étant pas pris en compte.

Cette carte permettra d’identifier les priorités et d’élaborer un plan de prévention du bruit d’ici juillet 2013 afin d’apporter des solutions pour la diminution des nuisances sonores et la préservation des zones de calme.

Exemple de carte du Bruit (Seine-et-Marne).

 

ESPACES ET RESSOURCES NATURELLES

0 engrais chimiques et 0 pesticides chimiques à Perpignan dès 2010 !

La ville de Perpignan s’est engagée à mettre en place des pratiques plus respectueuses de la ressource en eau. Ainsi, les produits phytosanitaires (engrais chimiques, désherbants et pesticides) tendent progressivement à être supprimés de l’arsenal d’entretien :
objectif 0 produits phytosanitaires en 2015 !

Un objectif presque atteint ! En effet, depuis 2003, Perpignan a déjà supprimé totalement les engrais chimiques sur ses espaces verts et elle vient en 2010 de supprimer totalement l’usage des pesticides chimiques !

En l’espace de 9 ans, Perpignan a divisé par 10 l’utilisation de produits phytosanitaires sur ses espaces verts !> Agrandir le graphique 

 

ESPACES ET RESSOURCES NATURELLES

Perpignan agit pour la Biodiversité !

En l’espace de 5 ans la diversité des plantes utilisées dans les massifs de Perpignan a été multipliée par 13, passant de 10 à 135 espèces différentes plantées/an, tout en privilégiant les plantes vivaces et méditerranéennes, mieux adaptées à notre climat.
 

MOBILITE

Le vélo à Perpignan : chiffres clés

• Plus de 46 km d’aménagements cyclables supplémentaires réalisés sur les 2 dernières années, soit : un total de 106 Km d’aménagements cyclables cumulés ;
• Plus de 23% de la voirie aménagée pour les piétons et cycles ;
• 1156 places de stationnements ;
• Extension des zones 30 km/h afin de favoriser la cohabitation des usagers et de sécuriser les déplacements des vélos et piétons : la superficie de la zone 30 km/h du centre ville été pratiquement doublée en 2010 et 7 nouvelles zones 30 ont été aménagées entre 2009 et 2010.

INITIATIVES DES SERVICES

L'agglo s'adjoint les compétence d'un groupement de bureaux d’études pour l'accompagner dans la définition de sa stratégie de développement durable.

Intégrer le développement durable dans le projet politique de l'Agglomération est clairement une priorité ! Aujourd’hui, l'Agglo missionne donc un groupement d’entreprises "eQuiNeo et Horizons Développement Durable", afin d’aboutir à l’écriture de sa stratégie globale, d’élaborer un Agenda 21 et d’entamer une démarche éco responsable en interne.  
 

Prévention et sécurité routière : l’Agglo sensibilise son personnel !

L’agglo, en lien avec l’association Prévention Routière, proposent actuellement à ses agents une campagne de sensibilisation sur l’importance d’être visible sur la route y compris lorsque l’on est conducteur d’un véhicule léger, « voir et être vu ». Cette action se caractérise par un contrôle technique de l’éclairage et des essuie-glaces des véhicules des agents volontaires.  A la fin du contrôle, chaque agent se voit remettre une fiche bilan technique sur les éventuels ajustements à réaliser sur leurs véhicules…

Par ailleurs, dans le cadre du Contrat Local de Sécurité Routière, l’agglo a accueilli en septembre 2010 la très belle exposition de Catherine CABROL. Cette photographe réalise des portraits et des reportages sur des sujets très éclectiques : ici un travail remarquable sur des victimes d’accidents de la route. Avec pudeur mais réalisme, l’artiste relate la douleur, les désillusions des « survivants » et exprime à travers leurs propres mots leurs combats quotidiens et leurs espoirs.

Comité de rédaction : Dominique Schemla, Joëlle Anglade, Gilles Foxonnet, Xavier Hémeury, Jean-Michel Ferry, Philippe Maréchaux, Sandrine Cottineau, Jean-Michel Bringé
Photos : Service photo Ville de Perpignan, Caroline Geoffroy Morel et A.N.D.E.S.